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Historique du Laboratoire

publié le , mis à jour le

- Dans sa structure d’UMR, le laboratoire est né en 2009 et il a été réorganisé en équipes en 2012. Il a pour vocation l’étude de la variabilité humaine des origines à nos jours, de son évolution, de l’histoire des peuplements humains ainsi que la coévolution homme/environnement avec notamment le poids des maladies infectieuses. Il s’appuie sur des méthodologies de pointe en génomique et en imagerie ce qui lui permet de développer aussi des recherches appliquées dans les domaines de la médecine légale, de la médecine et de l’odontologie. Il a pris la suite de l’équipe d’anthropobiologie créée en 1997 par le professeur George Larrouy, alors président de l’Université Paul Sabatier, en relation avec les Professeurs Daniel Rougé, chef du Service de Médecine légale de Toulouse et Bertrand Ludes, chef du Service de Médecine légale de Strasbourg. A l’origine, l’équipe fut créée dans le « Centre d’anthropologie » du CNRS, laboratoire composé d’archéologues, d’ethnologues et d’anthropobiologistes. Elle s’accompagna de la création du poste de professeur en anthropobiologie d’Eric Crubézy. Les axes de recherche du laboratoire portaient alors uniquement sur l’histoire des peuplements holocènes et contemporains grâce aux études génétiques menées sur les populations du présent et du passé mais aussi sur des applications médico-légales en identification et en odontologie. En 2007, un nouveau professeur en anthropobiologie, José Braga, rejoint l’équipe afin de permettre une approche plus large de la variabilité humaine et de prendre en compte les origines du genre Homo. L’équipe grâce au développement de deux axes de recherche et à ses relations avec l’industrie et le monde médico-légal, pouvait envisager de devenir une UMR à part entière. Celui-ci connu alors un développement d’importance notamment lorsqu’il fut rejoint par Thierry Letellier de l’INSERM afin de développer l’équipe de médecine évolutive puis qu’une chaire IDEX Université de Toulouse fut attribuée à Ludovic Orlando et que José Braga devint responsable du programme Erasmus plus AESOP

- La création de 1997 prenait ses racines dans « le Centre d’Hémotypologie », laboratoire propre du CNRS fondé en 1964 par Jacques Ruffié, professeur à la Faculté de Médecine de Toulouse et directeur du Centre Régional de Transfusion Sanguine qui avait alors, comme directeur adjoint, le docteur Georges Larrouy, chef de travaux à la Faculté de Médecine de Toulouse. Cette création faisait suite aux travaux du Professeur Ruffié qui avait, en collaboration avec le Professeur Mourant du Lister Institut à Londres, le Professeur Moullec à Liège et le Docteur Lessa de Lisbonne, mené plusieurs enquêtes parmi les populations du Sahara tchadien, de la Guinée Bissau et soutenu une thèse de doctorat de sciences consacrée aux peuplements du versant Nord des Pyrénées. Pour sa part, le Docteur Larrouy avait étudié les populations berbères du Nord-Ouest Algérien, réalisé avec le Docteur Cabannes et l’Institut Pasteur une mission de plusieurs mois parmi les populations indiennes de Guyane et entamé dans la région du M’Zab des recherches sur les populations sahariennes qui allaient constituer un des thèmes majeurs des travaux du laboratoire. Le ton était donné et les champs d’études allaient se multiplier dans le monde comme allait se mettre en place un vaste réseau de collaborations du Japon à la Bolivie, des Etats-Unis à l’Afrique ou au Brésil. Ainsi le laboratoire a participé durant plusieurs années à la vie de l’Institut Franco-Bolivien puis Bolivien d’Altitude. Pourquoi ces recherches ? Initialement, le but était de cerner les problèmes transfusionnels particuliers à telle ou telle région du monde dans la perspective de mise en place d’un système de soins avancé et d’un réseau de transfusion progressivement densifié pour répondre aux besoins des chirurgiens, des urgentistes et des hématologues. Très vite apparut l’intérêt de ces enquêtes pour retracer l’histoire des populations en même temps que la répartition des caractères sanguins sous contrôle génétique amenait à constater l’inanité du concept de race. En 1974, le Professeur Ruffié obtenait au Collège de France la Chaire d’Anthropologie Physique et en 1977, le Professeur Larrouy devenait directeur du Centre d’Hémotypologie et 20 ans plus tard était créée l’équipe qui est aujourd’hui à l’origine de l’UMR.

- L’histoire du laboratoire d’Anthropobiologie reflète l’évolution des travaux fondamentaux et des applications de la discipline au cours des 50 dernières années.